mardi 14 octobre 2008

EL GRITO du 15 septembre 2008!

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Comme tout le monde le sait, le 16 septembre est un jour extrêmement important en République Mexicaine. C'est le jour de l'indépendance (le 16 septembre 1810). Il se fête le 15 au soir.


On ne savait pas trop quoi faire pour l'indépendance avec Israel. Personnellement, je ne voulais pas vraiment rester à Puebla, je voulais voir ce qu'il se passait dans une autre ville. Le lundi 15 septembre au matin, sans savoir où nous allions passer la nuit, nous avons préparé nos sacs et nos sandwichs et nous sommes allés à la CAPU (Centrale d'Autobus de Puebla - une sorte de gare). Notre budget étant plutôt restreint, on était limités à quelques villes, dont el DF (prononcez "el dé-éfé", la ville de Mexico, quoi!). Pour moi, ç'aurait été génial de faire la fête à Mexico, mais Israel me le déconseillait car "y aura une foule pas possible et c'est dangereux". Après lui avoir supplié pendant un bon quart d'heure, il acceptait. Trop bien... l'aventure!


Trop fière avec mon sombrero à la main et mon drapeau mexicain, on était partis pour 1h40 d'autoroute (ouf, ça change des routes pleines de nids de poule à Puebla :D). Le voyage s'est vraiment passé tranquillement. Je me faisais bien remarquer avec mon chapeau mais qu'importe, je me devais de le porter, c'est pas quelque chose que je vais faire tous les jours dans ma vie!


Après tout ce que j'ai entendu sur le DF, j'étais complètement parano quand je suis arrivée à la station de bus de la ville. Vu que je passais trop pour une touriste avec mon sombrero, j'étais persuadée que d'une minute à l'autre, on allait m'arracher le sac des mains. Je le tenais comme si c'était la chose la plus précieuse que j'avais au monde! Au bout de quelques heures, je me suis rendue compte que j'avais l'air ridicule et j'ai commencé à relativiser (je tenais toujours mon sac, bien sûr, mais avec une seule main :) ).


On a d'abord pris le métro pour aller à Garibaldi (la station des mariachis!). Bizarrement, le métro m'a rappelé celui de Marseille. Pas vraiment les même couleurs mais le même style. Arrivés à Garibaldi, l'ambiance était un peu au point mort. Il y avait des mariachis, certes, mais ils attendaient que des clients viennent leur demander de chanter! On a attendu quelques minutes en espérant les entendre mais... non! J'ai scruté leurs beaux costumes pendant cinq minutes et on est repartis à pied en direction du Zocalo (la place principale). Dommage, peut-être une autre fois!



Sur le chemin de Garibaldi au Zocalo, on est passé par certains monuments touristiques: l'Edificio de Correos (la Grande Poste), très ancien bâtiment avec un ascenceur que j'appelle "parisien". Ce sont les vieux ascenceurs où tout était manuel. Ca me rappelle mon enfance! Enfin, j'ai aimé ce bâtiment. Je me croyais en France.




On est aussi passé par El Palacio de Bellas Artes (vous pouvez deviner la traduction!). On est seulement rentrés dans l'entrée mais je ne manquerai pas de visiter ce bâtiment à ma prochaine venue. C'est qu'on n'avait pas le temps de visiter la ville entière.





En face du Palacio de Bellas Artes



Avec mon sombrero, je garde mon espace vital, personne ne peut approcher sa tête de la mienne...




La Torre Latinoamericana: il paraît que de là-haut, on a une vue imprenable sur la ville




Rue piétone vers le Zocalo




Les oiseaux savent bien qu'il est l'heure de partir, "le cri" va bientôt commencer...


Devant la cathédrale





En dessous du gigantesque drapeau mexicain au milieu du Zocalo



Bientôt 200 ans d'indépendance! Je me suis jurée de revenir le 15 septembre 2010



Après avoir fait un tour au Zocalo pour se mettre dans l'ambiance, on est partis à la recherche d'un hôtel. On s'était dit que si on ne trouvait pas d'hôtel avant 19h, on repartait à Puebla. J'étais presque sûre qu'on n'en trouverait pas car j'avais cherché une chambre sur internet deux jours avant et tout était déjà réservé. Alors j'ai pensé: peu importe ce qu'on trouve, même si c'est le pire hôtel du monde, on le prend!

On est donc allés dans une auberge de jeunesse, ambiance sympa, prix abordables, mais complet! On a ensuite vu cette pancarte:

Hôtel Niza

Pas vraiment enthousiaste, on est entrés. Les chambres étaient à 160 pesos, alors c'est sûr qu'on n'allait pas faire les difficiles! La femme à l'accueil était détestable. Vraiment, mais alors vraiment pas commode. Elle était en train de regarder sa telenovela (soap opéras) et on l'empêchait de regarder tranquillement sa petite télé. Il pleuvait tellement dehors, on était trempés alors on a pris la chambre sans chichis, et là... oh surprise! Je n'aurai même pas de mot pour qualifier cet endroit mais ce n'était certainement pas une chambre! La première chose qui nous a frappés était l'odeur nauséabonde. Clairement, il n'y avait aucune aération. La fenêtre moisie donnait sur le garage! On nous avait dit qu'il y avait la télé, heu... il n'y avait pas une chaine (sur les 3 chaines au total) qui marchait correctement! La meilleure image qu'on a pu avoir était celle qu'on voit sur la photo (ça ne se voit pas vraiment mais l'image était double). Enfin, je pourrais passer des heures à me plaindre de cette chambre horrible mais il vaut mieux passer à autre chose!


On a mangé un snack, on s'est changé de chaussettes et on est partis fêter.